Jean Gadrey, contradiction dans les termes ?

                                                        

Chapitres de livre

Contributors: 
Publication status: 
2016
Book title: 
Industrialiser l'éducation, Anthologie commentée
Publisher: 
Presses Universitaire de Vincennes
Place: 
Paris, France
Page range: 
224-238
DOI: 
https://doi.org/10.3917/puv.moeg.2016.01.0221
Abstract: 
J. Gadrey (né en 1943), aujourd’hui professeur émérite à l'Université de Lille 1, fait partie de ces économistes que l’on qualifie d’hétérodoxes pour souligner qu’ils mettent l’accent sur les apories et les dangers du néolibéralisme, défendu par le mainstream de la recherche en économie. Il est au départ l’un des théoriciens français les plus en vue de l’économie des services, comme en témoigne sa riche bibliographie sur la question, depuis Les enjeux de la société de service, publié en 1988 avec J.-C. Delaunay, jusqu’à Nouvelle économie, nouveau mythe (2000). Depuis plus de dix ans, ses recherches se sont orientées vers l’élaboration d’indicateurs alternatifs de richesse. Vis-à-vis de la thèse de l’industrialisation des services il adopte une posture radicalement critique aussi bien au niveau sociétal – une société de services ne peut, selon lui, fonctionner intégralement comme une société industrielle –, que pour un secteur d’activité particulier comme celui de la formation : c’est précisément le propos des extraits que nous allons commenter. Si la perspective critique qu’il y développe est avant tout théorique, elle permet d’adopter un regard distancié sur les mesures engagées récemment pour « moderniser » l’enseignement supérieur.
Exercice annuel: 
2016-2017