La résolution de problèmes de structure additive chez les élèves allophones de 3e année du primaire

                                                        

Articles de colloque

Contributors: 
Publication status: 
2016, mai
Proceedings title: 
Rencontre Annuelle du GDM 2016 : Groupe de Didactique des Mathématiques du Québec
Place: 
Ottawa, Canada
Page range: 
16
DOI: 
10.13140/RG.2.2.33968.35847
Abstract: 
Au Québec, depuis plusieurs décennies, nous accueillons des immigrants dont une grande partie est allophones. Certains d’entre eux arrivent ici en âge d’être scolarisés; ils doivent ainsi apprendre le français en même temps qu’ils poursuivent leur scolarisation dans les autres matières, notamment en mathématiques. De plus, il est difficile de déterminer si les élèves ne performent pas comme prévu parce qu’ils ne maîtrisent pas les concepts ou simplement parce qu’ils manquent de ressources linguistiques pour montrer ce qu’ils ont appris (Met, 1994). Barwell (2003) mentionne qu’il y a peu de recherches dans le monde qui ont été produites sur les élèves scolarisés en langue seconde intégrés en classe ordinaire de mathématiques. Ainsi, notre étude cherche à mieux comprendre la manière dont les élèves allophones résolvent des problèmes de structure additive et l’influence de la maitrise de la lecture dans la réussite de ces problèmes. Afin d’atteindre cet objectif, une étude a été menée auprès de seize élèves allophones de la 2e, la 3e et la 4e année du primaire intégrés en classe ordinaire. Les données ont été recueillies en deux temps : la résolution de cinq problèmes mathématiques individuellement (papier-crayon) en classe et un entretien semi-dirigé individuel. Durant cet entretien, les élèves ont résolu trois à cinq nouveaux problèmes. Nous analysons chaque problème présenté aux élèves en entretien avec le modèle d’analyse des problèmes de Kintsch & Greeno (1985), les niveaux de traitement de l’information de Kintsch et Rawson (2005), le modèle pour la compréhension en lecture de Perfetti, Landi et Oakhill (2005) et les types de phrase de Grevisse et Lits (2009). Pour illustrer nos résultats, nous présenterons les cas de sept élèves allophones de 3e année du primaire. Il sera question des verbalisations de ces élèves et des traces écrites qu’ils ont laissées qui nous permettent de mieux comprendre leurs raisonnements dans la résolution des problèmes. Pour chacun des problèmes, les élèves ont raconté l’histoire du problème dans leurs mots, ils ont nommé les mots qui les ont aidés à choisir l’opération à effectuer et ils ont identifié les éléments qu’ils ont trouvés le plus difficiles. Les résultats obtenus permettent d’avancer que trois des sept élèves de 3e année rencontrés en entretien n’éprouvent pas de difficultés en résolution de problèmes en mathématiques. Les quatre autres élèves expérimentent des difficultés en raison des concepts mathématiques. Parmi ces quatre élèves, l’un d’eux se laisse également distraire par les structures linguistiques. Les quatre élèves en difficulté se fient aux indices comme «de plus que» ou «de moins que» sans les interpréter dans le contexte du problème. La majorité des sept élèves hésite pour le choix de l’opération en raison de ces indices. À ce sujet, ce qui distingue les élèves qui éprouvent des difficultés de ceux qui n’en ont pas, c’est que les premiers ne vont pas au-delà de leur première impression pour comprendre la structure mathématique du problème. C’est la principale cause de leurs erreurs dans la résolution des problèmes présentés en entretien.
Full text: 
Exercice annuel: 
2016-2017