Une recherche sur les conventions de partenariat

                                                        

 

 

 

 

Notre groupe de recherche a été mandaté, dans le cadre des actions concertées du Fonds de recherche québécois – société et culture (FRQSC), pour évaluer l’implantation des conventions de partenariat (CP). Parmi les opérations qui ont été menées, on retrouve une recherche documentaire sur la Gestion axée sur les résultats (GAR), la constitution d’un portail informatique sur la GAR en éducation (www.gare.cree-inter.net/), l’analyse des moyens mentionnés dans les CP au regard des dimensions et des processus de l’école efficace et une évaluation des effets perçus de la mise en œuvre des CP auprès des directions générales de deux régions du Québec.

Les travaux entrepris ont fait ressortir certains effets bénéfiques de cette implantation, mais aussi plusieurs points de tensions qu’elle soulève à tous les niveaux de la gouvernance, de la gestion et de l’activité pédagogique. On peut, pour l’exemple, citer les tensions entre une conception économique visant l’efficacité de production versus une vision plus écologique de l’école considérée comme un milieu de développement et d’épanouissement des individus et des collectivités, ou encore, la tension entre la centralisation-uniformisation et la décentralisation-adaptation. Ces exemples ne sont que quelques-unes des tensions relevées dans le programme de recherche.

Quoique les études menées n’aient pas été initiées comme recherches collaboratives, il paraît de plus en plus évident que les changements et les questions soulevées appellent des modèles de recherche et d’intervention complexes multi-niveaux et multi-acteurs qui prennent en compte la dynamique crée par ces tensions et les possibilités qu’elles débouchent sur des innovations propres à assurer un meilleur fonctionnement du système scolaire. C’est pourquoi la mise en place de laboratoires du changement constitue une avenue prometteuse, que nous comptons développer dans les prochaines étapes. 

 

Denis Savard et Catherine Larouche