Bourses Laure-Gaudreault - Gagnantes 2017-2018

Félicitations aux trois personnes gagnantes!

Maîtrise : 1 bourse (sur 17 candidatures)

1 -  Caroline Tousignant Beaudette
Étudiante à la maîtrise en psychopédagogie (Université de Sherbrooke) 
Directrice de recherche : Mélanie Lapalme

Titre du projet : Lien entre l'implication parentale et l'adaptation comportementale, sociale et scolaire des enfants ayant initialement des problèmes de comportement

Résumé : Les problèmes de comportement extériorisés (PCE) sont fréquents à l’enfance et les enfants qui en présentent sont plus à risque d’inadaptation à l’adolescence. Si l’implication scolaire des parents semble avoir des effets positifs sur l’adaptation des enfants sans PCE, très peu d’études se sont intéressées à cette association chez les enfants ayant des PCE. Cette étude vise à évaluer la relation entre l’implication scolaire des parents à l’école et à la maison et l’adaptation (comportementale, sociale et scolaire) à l’adolescence des enfants qui présentaient des problèmes de comportement tel que rapporté par le parent et l’enseignant et en fonction du sexe de l’enfant. L’échantillon compte 273 enfants québécois présentant des PCE (42,5 % filles) à l’entrée dans l’étude et dont les données étaient disponibles. Dans l’ensemble, les résultats montrent qu’une meilleure implication scolaire des parents à la maison et à l’école est liée à moins de PCE l’adolescence et à des compétences sociales et scolaires plus élevées. Les résultats varient toutefois selon le répondant (parent ou enseignant) et selon le sexe de l’enfant. Cette étude démontre la pertinence pour le milieu scolaire de favoriser l’implication scolaire des parents d’enfants présentant des PCE, même à l’adolescence.


Doctorat : 2 bourses (sur 10 candidatures)

2 - Julie Boissonneault
Étudiante au doctorat en psychopédagogie (Université Laval) 
Directrice de recherche : Claire Beaumont

Titre du projet : Étude des liens entre la violence indirecte, les pratiques éducatives discriminatoires et le climat scolaire au sein des écoles secondaire du Québec

Résumé : Des liens existent entre les pratiques éducatives, le climat scolaire et les problèmes de comportement à école (Janosz et al.,1998). Certaines pratiques méritent donc d’être questionnées. La violence subie et/ou observée à l’école, particulièrement celle dite indirecte (ex. exclusion, rumeurs, etc.) constitue l’un de ces comportements susceptibles de nuire à la réussite des élèves (Cohen et al., 2009). Selon Beaumont et al., (2014, 2016) la violence sociale (ou indirecte) serait très répandue dans les écoles québécoises. Par ailleurs, certaines pratiques discriminatoires (PED) telles que les programmes scolaires enrichis ou particuliers, si mal gérés, pourraient nuire au climat scolaire alimentant la violence indirecte via la discrimination envers certains groupes d’élèves.  Alors que la violence indirecte est bien documentée dans la littérature, le concept de PED a peu attiré l’attention des chercheurs. Imaginées pour accroitre la motivation scolaire, ces pratiques discriminatoires pourraient comporter certains risques nuisant au climat, à la réussite et à la persévérance scolaire. Une meilleure connaissance de ces pratiques liées au marchandage en éducation permettrait de mieux connaitre ces risques et de guider adéquatement les praticiens qui souhaitent développer ces types de pratiques en évitant d’entraîner des conséquences négatives liées à la discrimination dans l’école.


3 - Daisy Pelletier
Étudiante au doctorat en psychopédagogie (Université Laval) 
Directeur de recherche : Frédéric Guay

Co-directeur de recherche : Érick Falardeau

Titre du projet : Le soutien à la motivation en lecture pour favorier la réussite scolaire des élèves de 9 à 17 ans

Résumé : La réussite en lecture est étroitement liée à la persévérance et à la réussite scolaire (MELS, 2012). Malgré le rôle clé que joue la motivation à lire dans cette réussite en lecture, plusieurs modèles pédagogiques relèguent les aspects affectifs du lecteur au second plan (Schunk & Bursuck, 2016). Étant donné la diminution considérable de la motivation intrinsèque en lecture (c.-à-d. le plaisir de lire) à partir de la 4e année du primaire (Guthrie, 2008), certains auteurs (p. ex. Klauda, 2009) suggèrent de s’intéresser au soutien à la lecture (c.-à-d. tout comportement ou propos susceptible d’inciter un élève à lire) offert par des agents sociaux influents pour les élèves. Ma question de recherche est la suivante : quel est le lien entre le soutien à la lecture offert par trois agents sociaux (enseignants, parents, pairs) et la motivation intrinsèque à lire d’élèves de la 4e année du primaire à la 5e secondaire ? Mon projet permettra de comparer le rôle de chacun des trois agents sociaux pour augmenter la motivation intrinsèque des élèves en lecture. Il permettra aussi de vérifier si le soutien à la lecture offert par les agents sociaux varie au fil du développement.