Rapport de l'OCDE (2015) sur l'égalité des sexes en éducation

 

En voici un extrait (synthèse, p. 11, 2015):

Au cours du siècle passé, les pays de l’OCDE ont réalisé d’importants progrès dans la réduction, voire la suppression, des écarts existant de longue date entre les sexes dans de nombreux domaines de l’éducation et de l’emploi, notamment en termes de niveau de formation, de rémunération et de participation au marché du travail. De ce constat découle un autre : les aptitudes n’ont pas de sexe. Lorsqu’ils ont accès aux mêmes opportunités, garçons et filles, et hommes et femmes, ont les mêmes chances de réussir au plus haut niveau. 

Toutefois, de nouveaux écarts entre les sexes se font jour dans l’éducation. Les jeunes hommes sont significativement plus susceptibles que les jeunes femmes d’être moins engagés vis-à-vis de l’école et d’avoir un faible niveau de compétences et de mauvais résultats scolaires. Ils sont également plus susceptibles de quitter l’école précocement, souvent sans diplôme en poche. Ainsi, dans les pays de l’OCDE, les garçons sont plus susceptibles que les filles, dans une mesure égale à 8 points de pourcentage, de déclarer que l’école est une perte de temps. Parallèlement, dans l’enseignement supérieur et au-delà, les jeunes femmes sont sous-représentées dans les domaines des mathématiques, des sciences physiques et de l’informatique. En 2012, seules 14 % des jeunes femmes inscrites pour la première fois à l’université ont ainsi choisi une formation dans un domaine scientifique, notamment en ingénierie, industries de transformation et production, contre 39 % des jeunes hommes ayant entamé une première formation universitaire cette année-là. 

Rapport disponible au URL http://www.oecd.org/pisa/keyfindings/pisa-2012-results-gender-fr.pdf